Comment c'est construit

Cette page est faite pour être lue par quelqu'un de technique. Elle dit aussi les limites — il y en a, et mieux vaut les connaître avant de signer.

1 · Chaque établissement a sa propre base de données

Ce n'est pas un détail de mise en œuvre. La plupart des plateformes rangent tous leurs clients dans la même base, séparés par une colonne d'identifiant. Une erreur de filtre dans une requête, et un restaurateur voit les réservations d'un autre.

Ici, un établissement = une base de données distincte, avec son propre utilisateur. Il n'existe aucune requête capable de traverser la frontière, parce qu'il n'y a pas de connexion vers l'autre base.

Les sessions sont verrouillées par établissement : un identifiant de session recopié d'un domaine à l'autre est rejeté et la session repart de zéro.

« Vos données ne sont pas dans un grand tas commun. Techniquement, mes autres clients ne peuvent pas y accéder — pas parce que j'ai mis un filtre, parce qu'il n'y a pas de chemin. »

C'est la formulation exacte, et elle est vérifiable.

2 · Vos données sortent quand vous voulez

  • Export du fichier clients en CSV, depuis l'administration, sans demander la permission
  • Export comptable des chèques cadeaux
  • Export iCal des réservations d'hébergement, lisible par Booking, Airbnb ou Abritel
  • La carte, les photos, les textes du site : tout vous appartient

Le test à faire chez votre fournisseur actuel : « Si je pars demain, je récupère quoi, en combien de temps, et à quel prix ? »

3 · Vos emails partent de votre adresse

Confirmations, notifications et relances partent par le serveur d'envoi de l'établissement — son hébergeur mail habituel — avec son nom de domaine.

  • Le client reçoit un message de votre adresse, pas d'un expéditeur inconnu : il l'ouvre, et il ne le classe pas en indésirable
  • S'il répond, la réponse arrive dans votre boîte
  • Votre réputation d'expéditeur vous appartient : elle ne dépend pas des envois d'un autre restaurant chez le même prestataire

4 · Aucun mouchard, aucune bannière de cookies à subir

Le site public ne charge aucun script de pistage tiers : pas d'analytique externe, pas de pixel publicitaire, pas de widget de discussion qui suit le visiteur.

Les statistiques de fréquentation sont comptées sur le serveur. Le seul cookie déposé est celui de la langue choisie, et le seul consentement demandé est celui du formulaire de contact — parce qu'il est réellement nécessaire.

C'est un argument de conformité et un argument de vitesse : un site sans mouchards charge deux à trois fois plus vite qu'un site bourré de scripts tiers.

5 · Ça continue de marcher quand quelque chose tombe

Le produit est conçu pour dégrader plutôt que casser. Chaque cas ci-dessous a été testé, ce n'est pas une intention.

Ce qui tombeCe qui se passe
Le service de traductionLe site s'affiche en français et la traduction se met en pause dix minutes, au lieu de faire attendre chaque visiteur
Un module désactivéLes autres continuent, le menu s'adapte, aucune page morte
Le catalogue d'un module videUn message clair, pas une page blanche
Une photo manquanteLe bloc disparaît proprement
Un paiement en ligne interrompuRien n'est débité, la commande n'est pas validée, le créneau se libère tout seul

6 · Une mise à jour qui refuse de casser le site

Chaque mise à jour passe par un enchaînement automatique :

  • récupération des fichiers
  • vérification de la syntaxe de chaque fichier modifié
  • remise des droits
  • chargement réel du noyau
  • interrogation de tous les sites en service
  • validation — ou retour arrière automatique

Si un seul fichier est mal formé, ou si un seul site ne répond plus, la mise à jour revient en arrière avant que vous ne l'ayez vue.

7 · Les paiements

Quand le paiement en ligne est activé, le client paie sur une page hébergée par Stripe : aucun numéro de carte ne touche nos serveurs, et nous n'en stockons aucun.

  • C'est la confirmation signée envoyée par Stripe qui fait foi, jamais la page de retour du client : rejouer une adresse ne fabrique pas une commande payée
  • Les frais de Stripe restent dus à Stripe. Pixelis ne prélève rien dessus et n'en touche rien
  • Une commande, un chèque cadeau ou un séjour non réglé n'est jamais confirmé, et libère ce qu'il retenait

8 · Les briques

ÉlémentCe que c'est
ServeurLinux, serveur web nginx, PHP 8.3, base de données MariaDB — des briques standard, reprises par n'importe quel prestataire
IsolementUne base de données et un utilisateur par établissement
ChiffrementCertificat de sécurité sur tous les domaines, renouvelé automatiquement
SauvegardesQuotidiennes, avec restauration testée
EmailsServeur d'envoi de l'établissement, avec son nom de domaine
PaiementsStripe, en page hébergée. Aucune donnée de carte sur nos serveurs
CodeVersionné dans un dépôt Git, infrastructure documentée

9 · Ce dont le site est fait, et pourquoi les moteurs à base d'IA le lisent

Depuis deux ans, une partie des clients ne cherche plus « restaurant Saint-Crépin » dans un moteur : ils posent la question à un assistant, qui répond avec deux ou trois noms. Se retrouver dans cette réponse ne s'achète pas et ne se garantit pas. Mais il y a une condition préalable, purement technique, et celle-là se vérifie : que le robot voie réellement votre carte, vos horaires et votre adresse.

Les briques, et la conséquence

Serveur Linux, nginx, PHP, MariaDB. Les pages sont fabriquées par le serveur et arrivent complètes : le texte de la carte, les prix, les horaires et l'adresse sont dans le HTML, pas ajoutés après coup par un script. Ce n'est pas une préférence d'ingénieur, c'est ce qui décide de la suite.

RobotExécute-t-il le JavaScript ?Ce qu'il voit sur un site Pixelis
GPTBot et OAI-SearchBot (ChatGPT) Non — HTML brut seulement Tout
ClaudeBot (Claude) NonTout
PerplexityBot NonTout
Meta-ExternalAgent NonTout
Googlebot et Google-Extended (Gemini) OuiTout
Bingbot (Copilot) OuiTout
Applebot OuiTout

Les quatre premiers ne sont pas une supposition : c'est ce que mesure l'analyse de trafic réel publiée par Vercel et Merj, sur des journaux de serveur. Ces robots téléchargent parfois les fichiers JavaScript — et ne les exécutent pas. Pour Google, Bing et Apple, ce sont leurs propres déclarations.

« Un site dont la carte s'affiche par JavaScript est invisible pour la moitié de ces robots. Chez nous, la carte est dans la page. C'est tout, et ça suffit. »

Vérifiable en dix secondes : affichez le code source d'une carte Pixelis, cherchez le nom d'un plat.

Ce que le site déclare, en plus du texte

  • Le site public porte des données structurées au format JSON-LD : l'établissement (Restaurant), son adresse, ses coordonnées, ses horaires d'ouverture, ses événements, ses articles, et ses logements quand il en a
  • Le balisage Restaurant avec adresse et horaires est celui que Google documente comme donnant droit à un affichage enrichi — le panneau avec les horaires et l'itinéraire
  • Une seule saisie alimente la carte numérique, l'écran de salle, la carte papier et le site : ce que la machine lit et ce que le client voit ne peuvent pas diverger
  • Aucun script tiers, aucune bannière de cookies : la page est légère et arrive vite, ce qui n'a jamais nui à un robot
  • Du texte, pas des images de texte : une carte photographiée n'est lisible par personne

Ce qu'on ne vous dira pas, et que d'autres vous vendront

  • Il n'existe aucun balisage « spécial IA ». Google l'écrit noir sur blanc dans sa propre documentation : aucun fichier ni balisage particulier n'est nécessaire pour apparaître dans ses fonctions génératives.
  • Le fichier llms.txt n'est pas un standard. Google a déclaré publiquement ne pas le lire, et une mesure de 2026 montre que la quasi-totalité de ces fichiers ne reçoit jamais la moindre visite de robot. Nous n'en posons pas, et nous ne vous le facturerons pas.
  • Personne ne peut vous garantir d'être cité par ChatGPT ou par Perplexity. Ahrefs a suivi 1 885 pages qui ont ajouté des données structurées entre août 2025 et mars 2026, face à 4 000 pages témoins : l'effet sur les citations des moteurs à base d'IA est nul (étude publiée le 11 mai 2026). Nous posons donc ce balisage pour ce qu'il fait vraiment — l'affichage enrichi de Google, celui qui est documenté — et pas comme un tour de magie. Ce qui se garantit, c'est que le robot puisse lire la page ; pas ce qu'il en fera.
  • Les « + 40 % de visibilité grâce au GEO » ne veulent rien dire. Le chiffre vient de l'article universitaire qui a lancé le mot (Aggarwal et coll., 2024) : les méthodes qui gagnent y sont celles qui ajoutent du contenu, et la consigne donnée pour l'une d'elles autorisait des statistiques « même très hypothétiques ». Un gain obtenu en inventant des chiffres ne se reproduit pas chez un restaurateur qui n'en invente pas. Nous ne reprenons pas ce genre de chiffre, ici pas plus qu'ailleurs sur ce site.
  • Ce qui manque encore chez nous : la carte ne porte pas de balisage Menu / MenuItem. Google ne l'affiche de toute façon pas en résultat enrichi, mais il aiderait à la compréhension. C'est au programme.

10 · Ce que ça aurait coûté à faire faire

Combien coûterait de refaire la même chose ? Le comptage du dépôt, le chiffrage en jours et en euros, et les quatre réserves qui vont avec. Cette section s'adresse à un partenaire : elle est donc fermée par un code.

Les questions qui fâchent

Elles se posent de toute façon. Autant y répondre franchement.

Et si votre serveur tombe ?
Tout tourne sur un serveur unique. C'est une vraie limite et nous ne la maquillons pas. Ce qui la compense : les sauvegardes sont quotidiennes, la restauration est testée, et le parc est petit — la panne se voit en minutes. Une plateforme à dix mille clients tombe aussi, et vous y êtes le quatre-millième ticket.
Mon site sera coupé pendant les mises à jour ?
Non. Chaque mise à jour vérifie la syntaxe de chaque fichier, recharge le noyau et interroge les sites avant d'être activée. Si un seul fichier est mal formé, la mise à jour s'arrête avant d'avoir touché à la production, et revient en arrière toute seule.
Si je pars, je récupère quoi ?
Votre fichier clients en CSV, l'export comptable des chèques cadeaux, l'export iCal des réservations d'hébergement, votre carte, vos photos et vos textes. Sans rien demander à personne, et sans frais. Posez la même question à votre prestataire actuel : la réponse est souvent embarrassante.
Vous avez une application mobile ?
Non, et c'est délibéré. Le site est utilisable au doigt sur téléphone, et vos clients n'installeront jamais l'application d'un restaurant. Ce qui est fait pour la tablette de la salle — le plan de table, la prise de commande — est conçu pour le tactile, pas adapté après coup.
Vous vous connectez à ma caisse ?
À Square, oui : la carte et les prix descendent de la caisse, et le plat du jour y remonte automatiquement. Pour les autres caisses, ce n'est pas au catalogue aujourd'hui, et nous préférons le dire que le promettre.
Vous prenez une commission sur les paiements ?
Aucune. Ni sur les réservations, ni sur les commandes, ni sur les chèques cadeaux, ni sur les nuitées. Si vous activez le paiement en ligne, les frais de Stripe restent dus à Stripe — ils ne passent pas par nous et nous n'en touchons rien.
Il y a un engagement ?
Non. Résiliable au mois. C'est un argument de vente et un engagement de qualité : si le produit ne sert pas, vous partez.
Et le RGPD, les cookies ?
Le site public ne charge aucun script de pistage tiers : pas d'analytique externe, pas de pixel publicitaire, pas de widget qui suit le visiteur. Les statistiques sont comptées sur le serveur. Le seul cookie déposé est celui de la langue choisie, et le seul consentement demandé est celui du formulaire de contact — parce qu'il est réellement nécessaire.